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23.04.2008

DIMANCHE 20 AVRIL 2008

La première rencontre de l’après midi opposait les équipes réserve de Cruviers Lascours et de Canaules sous un ciel aussi clément que le pape du même nom (1264-1314).
D’entrée de jeu ce sont les canautiérois qui prenaient le jeu à leur compte sans toutefois réellement inquiéter Richard Paveyranne, gardien du jour.
Tout juste ce centre tir qui prenait la direction de la lucarne mais que Richard assurait d’une claquette en corner.
En bon patron, Fred Rouviere, montrait la voie à suivre en frappant idéalement un coup franc pour JC Gressart, qui, en pivot, plaçait un parfait intérieur du droit, pour l’ouverture du score.
1 à 0
Les visiteurs avaient à peine le temps d’esquisser un contre, efficacement avorté par son libéro, que le FCCLB doublait la mise.
Celui que nous envient les Italiens de la Juventus, les anglais de Manchester et les brésiliens de Boulogne, celui que les argentins surnomment « Hugogol », entrait en piste.
Une demi seconde pour calculer le carré de l’hypoténuse de la surface disponible entre la ligne de but et le gardien ainsi qu’un quart de seconde pour estimer la force contraire du vent, suffisaient largement à Hugues Reboul, pour saluer ses amis sur la touche, se recoiffer, manger un sandwich, boire une bière et, accessoirement, placer un lob qui condamnait le gardien à un an d’auto flagellation quotidienne.
2 à 0
On se dirigeait vers la mi-temps comme un alcoolique d’une buvette lorsque le meneur de jeu de Canaules débordait coté droit pour placer un centre repris à bout portant par le n°7 canautiérois malgré le marquage serré de Serge et Dorian.
2 à 1
Dommage mais pas totalement immérité pour les visiteurs du jour qui rentraient donc aux vestiaires avec un but de retard.

Le retour sur la pelouse se faisait sous un léger vent, doux, et marin comme le sculpteur du même nom (1759 – 1834). Ces instants de culture vous sont offerts par Wikipedia et La rousse (pas le dictionnaire, celle qui a de petits roberts).Après un petit quart d’heure (à peu prés quatorze minutes et cinquante cinq secondes) c’est celui qu’on appelle désormais « le Pec », qui mettait définitivement à l’abri son équipe, sur une tête consécutive à un travail de romain de Romain. (Non, ce n’est pas une répétition, c’est voulu).
3 à 1
Cette période de félicité allait continuer jusqu’à la fin de la rencontre et n’être que brièvement perturbée par une altercation entre le colossal numéro 10 canautiérois et JC (Jean Charles, pas Jésus Christ…il n’a pas voulu signer chez nous et on le comprend : jouer avec un romain ça ne l’enchantait pas forcément !).
Ce bref intermède passé, c’est Fred Rouviere qui, sur la pointe des pieds, pour ne pas réveiller son coach, montait aux avants postes, reprenait discrètement un ballon de volée, et plaçait sans un bruit celui-ci dans le petit filet.
Le goal canautiérois en restait muet, à la fois d’admiration et aussi par respect pour la micro sieste effectuée par Arnaud à ce moment là (18 secondes 57 centièmes).
4 à 1 (si, si, Arnaud, on te le jure !).
Enfin, et en récompense de ses efforts et malgré une cheville douloureuse, Gilles y allait aussi de son but, pour clore une rencontre disputée dans un bon esprit général.
5 à 1
Un match bien maîtrisé dans son ensemble,un coach satisfait (et reposé), un président comblé et aux ardeurs d’un gamin de vingt ans (les ardeurs,pas les genoux), ont fait de ce dimanche une journée positive en tous points pour l’équipe réserve du FCCLB.
Rendez vous désormais dans quinze jours pour un déplacement en terres aigremontoises.

Match importantissime pour la Première après les trois revers consécutifs qui ont vu les équipes luttant pour éviter la descente, se rapprocher.
Une victoire assurait le maintien, un match nul le rendait plus que probable.
Après le déluge de buts offert par la réserve en ouverture c’est un déluge tout court qui s’abattait sur le stade Jean Paveyranne.
Le vent, la pluie, on finissait par se demander si la neige n’allait pas finir par s’inviter.

La rencontre faillit commencer par un coup de tonnerre puisque sur le coup d’envoi, les canautiérois frappaient directement au but, le ballon finissant sa course au dessus de la transversale de Yannick, tranquille comme à l’accoutumée.
Luttant contre le vent puissant, la pluie battante, et des relents de boisson alcoolisée pour certains, les cruscourois tenaient le choc dans un premier temps, puis essayaient de poser leur jeu par la suite.
L’absence de nombreux titulaires habituels était parfaitement compensée par les joueurs présents et c’est sur une interception de Jeremy Mansard que Nicolas Deleuze se mettait en évidence en lançant parfaitement Julien Garcia pour la première occasion du FCCLB.

Du coté des presque voisins de Canaules, Ludovic Annen faisait des misères à ses anciens coéquipiers sur une montée coté droit suivie d’un enchaînement de dribbles et ponctué d’un centre au second poteau.
Des gouttes perlaient sur le front du coach et ce n’était pas dû à la pluie qui pourtant avait redoublé.
Un autre qui avait redoublé, mais d’efforts, c’est Thomas Bonillo, qui s’affirme comme un futur patron du milieu de terrain.
Sous le regard protecteur (du genre, « pourvu qu’il ne se blesse pas, je serais obligé de rentrer ») de son mentor Patrice Lignon, Thomas récupérait un ballon (un de plus) dans les pieds du meneur canautiérois, et le transmettait à Sylvain Botella, dont la passe manquait d’un brin d’herbe de trouver Mathieu, idéalement placé.

Les visiteurs s’illustraient à nouveau par leur libéro sur une montée que tentaient pourtant d’enrayer Sylvain, Peppone, puis Jeremy, mais son centre ne trouvait que la ligne de touche opposée.
Les duels étaient propres et nombreux, le match agréable et indécis, à la différence du temps limite cauchemardesque et qui lui, était parfaitement décidé.
Décidé, Julien Garcia, l’etait également aux avants postes, se battant avec une énorme volonté et faisant preuve qui plus est, d’une excellente technique, comme sur ce double râteau que n’auraient pas renié Zinedine Zidane et Nicolas le jardinier.
Les joueurs de Canaules continuaient à exploiter le moindre espace et il fallait toute la volonté conjuguée de Stéphane et de Yannick pour éviter à l’équipe de prendre l’eau ; Le très bon avant centre canautiérois, par ailleurs excellemment pris par Jérémie Millot, avait failli profiter d’un ballon très proprement relancé par Ludovic Anen…que beaucoup souhaiteraient voir recomposer un duo cruscourois avec son compère Pourcher.
On regagnait donc les vestiaires sous une pluie, fine comme une blague de Patrick Amblard (bon rétablissement) et sur le score de 0 à 0.

Le retour des vestiaires changeait la donne puisque le vent soufflant enfin favorablement, allait pousser nos joueurs à envahir la moitié de terrain adverse.
Pourtant, dans un match proche du scénario de la rencontre jouée face à Sommières, le FCCLB encaissait un but, plutôt contre le cours du jeu.
La montée du libero canautiérois devant cette fois s’avérer décisive, un tacle un peu court, une hésitation ayant suffi à l‘expérimenté patron de la défense adverse à se muer en buteur pas muet (désolé pour cette blague mais je ne l’avais pas payé cher et personne n’en voulait, alors je la solde ici et on n’en parle plus).
0 à 1, après un quart d’heure de jeu en deuxième mi-temps, il allait donc falloir pousser comme des constipés pour revenir au score.
Stéphane Lorieux reprenait un ballon mal dégagé par la défense adverse mais sa course finissait à coté des buts.

Nicolas Deleuze frappait un coup franc à quelques centimètres au dessus des barres (aux environs de 853 cm pour être un peu plus précis).

C’est Joël Gerevini qui s’essayait à son tour à l’exercice et qui parvenait à placer son ballon en pleine lucarne…des buts du terrain d’entraînement.
Hein ? Quoi ?!!
Haaaaaa !!Nooooon….Pas celui-là….celui de Vézénobres.
D’ailleurs, le gamin qui était parti en courant chercher le ballon, vient tout juste de me le ramener.
On n’en rajoutera pas à la colère courageuse de Patrice Lignon, qui, sur le coup d’une éventuelle rancune de Joël aurait pu se retrouver sur le terrain dans les secondes qui suivaient.

Julien continuait à faire danser la défense canautiéroise (le chacha) et manquait par deux fois d’accrocher un ballon fusant comme un suppositoire entre les mains d’un oléiculteur.
On se dirigeait tout droit vers un défaite cruelle (oui, je sais j’exagère mais ça fait mieux) quand tel Tornado, le cheval fougueux, Joël s’élançait balle au pied, coté gauche.
Patrice Banfi, tel Bernardo faisait une multitude de signe pour expliquer…rien, mais pour faire croire qu’il expliquait ce qu’il allait faire croire qu’il n’allait pas faire.
Et là, Bernardo, mit son habit de Zorro, et sauva le peuple mexicano-cruscourois d’un coup franc cadré qu’ont regardé passer prés de cent vingt joueurs avant de le voir mourir au fond des filets.
1 à 1
Ne respectant pas la moindre minute de silence, ses coéquipiers se sont jetés sur Peppone, certains célébrant le héros du jour de curieuse manière, puisqu’il faut bien avouer qu’il est rare de voir un buteur se faire tacler par derrière par l’un de ses propres équipiers.

Sur l’engagement, Thomas Bonillo récupérait son 237eme ballon, servait Samir qui transmettait à Sylvain, qui comme un grand, filait au but et frappait, à la surprise générale, avant même d‘être arrivé sur la ligne de but.
Le goal de Canaules s’imposait avec brio et permettait aux deux équipes de se quitter bons amis sur ce score de 1 à 1.

Remarquable match des deux équipes : de l’engagement, de la technique, du jeu, et il est bien difficile de sortir une individualité du groupe tant chacun a fait preuve de beaucoup de qualités.
A noter aussi l’excellent arbitrage de monsieur Beddour.

Prochaine rencontre, le 4 mai à 15H00 sur le terrain de Sauve pour un match sans autre pression que celle de prendre du plaisir.
Sauve est classé cinquième et aura certainement également à cœur de se faire plaisir , on peut donc s’attendre à un match ouvert entre les deux équipes en cette fin de championnat.